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Fourrures origine

Introduction

Le premier homme ayant recouvert son corps d’un vêtement a-voulait-il s’habiller ou se parer ? La réponse à cette question reste ouverte, de même que le pourquoi de ce choix. La fourrure dont étaient faits les premiers vêtements répondait-elle à un besoin de protéger le corps ou était-elle l’expression d’un autre besoin ? Le port d’une peau d’animal pouvait en effet servir à s’abriter du froid, mais aussi à se camoufler durant la chasse, à se protéger pendant les combats, à exprimer sa différence de sexe, ou à répondre à un besoin de pudeur. La fourrure pouvait exprimer le sentiment de supériorité suscité par la victoire du chasseur sur sa proie. Ou, au contraire, représenter la volonté du chasseur de s’approprier la force et les pouvoirs de l’animal capturé.

Au fil de l’histoire, la fourrure a servi à confectionner des vêtements protecteurs, mais également des parures. Elle a été signe de prospérité, mais aussi marque de reconnaissance ou phénomène de mode, symbole de beauté et repère culturel.

La fourrure

Le mot ‘fourrure’ provient du Moyen Age. La dénomination a comme origine, l’utilisation fréquente de certaines fourrures comme doublure ou pelisse (du latin pellis). Surtout le vair, la peau tannée de l’écureuil commun (aujourd’hui aussi appelé ‘petit-gris’ – Sciurus vulgaris), était souvent utilisé pour doubler ou ‘fourrer’ l’intérieur de manteaux, robes, chaussures et d’autres vêtements. Dérivés de ce métier de ‘fourrer’ les vêtements proviennent les mots ‘fourreur’ et ‘fourrure’. Le mot ‘pelletier’ est utilisé pour indiquer un commerçant, vendeur de pelleteries. Avant la 18ème siècle les mots fourreur et pelletier étaient des synonymes, indiquant un métier, un artisanat, produisant des fourrures sur commande.

Sous l’appelation générale ‘fourrure’ nous comprenons les dépouilles d’animaux, les peaux, préparées, apprêtées ou tannées, et ses produits, comme des vêtements, dont les matières premières sont ces peaux tannées. Le fait que la fourrure se porte depuis des milliers d’années comme vêtement protégeant contre le froid ou comme parure est dû aux qualités naturelles du cuir (le derme) et de la toison (les poils). Le cuir définit la solidité du vêtement, protège contre le vent et permet une certaine évacuation de la transpiration. La toison fournit une chaleur agréable.

Les matières premières

Les origines actuelles des peaux disponibles pour le secteur de la fourrure donnent lieu, dans l’ensemble, à trois ressources.

Une première ressource consiste surtout en sous-produits de l’élevage d’animaux afin de produire de la viande, des produits laitiers ou même de la laine.

En deuxième rang vient une série bien connue d’animaux à fourrure élevés directement pour la production des peaux. Ceci est une activité qui se situe dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage. Ces animaux à fourrure sont nourris de déchets d’abattoir surtout de volailles, et de poissons. Des déchets non comestibles pour les êtres humains, même souvent plus acceptés, afin de fabriquer de l’alimentation pour les animaux de compagnie.

Une troisième quantité de peaux est d’origine sauvage. La raison pour laquelle ces animaux sont chassés ou capturés est très diversifiée. Une majorité des ces peaux sont originaire de populations de certaines espèces qui pour l’une ou l’autre raison, souvent locale, sont considérées comme nuisibles. D’un autre côté, la population d’un certain nombre de prédateurs doit être contrôlée, sous supervision de biologistes, afin de protéger un certain nombre de proies. Il y a aussi la nécessité de la chasse pour obtenir de la viande. Souvent dans des circonstances de vie où la nourriture est limitée. Finalement une petite partie provient de la chasse traditionnelle d’animaux à fourrure de certains peuples autochtones ou d’autres chasseurs et trappeurs. Chasse de caractère durable.

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